Les industries créatives jouent un rôle de premier plan dans le développement durable au Mali

La culture peut accélérer le développement économique et la cohésion sociale du Mali – tel était le message clair du lancement du projet Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles qui a eu lieu le 17 juin 2019 à Bamako.

Cet événement a été l’occasion pour plus de 60 professionnels de la culture de se rassembler dans le but de promouvoir les industries culturelles et créatives (ICCs) maliennes. La séance d’échange qui s’est déroulée au cours de l’événement a révélé que de nombreux participants, bien que représentant diverses disciplines et organisations artistiques, se heurtent à des obstacles similaires, notamment le manque de fonds et de possibilités de formation. L’intégration de contributions d’acteurs culturels, y compris la prise en compte des préoccupations exprimées par les participants de l’événement, constitue l’élément central de ce projet de quatre ans. En améliorant les mécanismes de suivi et de collecte de données relatifs au secteur créatif, le projet garantit que les futures politiques répondent aux défis actuels et pressants auxquels sont confrontés les créateurs et les professionnels de la culture sur le terrain.

La culture est un vecteur.

- N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture

 

« La culture est un vecteur », a déclaré N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture. Réaffirmant l’engagement du ministère à soutenir avec ténacité les acteurs aussi bien étatiques que de la société civile, elle a affirmé que les arts et la culture représentent « un axe stratégique national qui joue un rôle de premier plan dans le développement durable », mettant l’accent sur les efforts du Mali visant à intégrer la culture dans ses plans de développement national. Le représentant de l’UNESCO Hervé Huot-Marchand a mentionné un autre rôle essentiel des expressions créatives : celles-ci représentent « un fondement pour la culture de la paix, la résilience face au terrorisme, la réconciliation nationale et la stabilisation de la paix au Mali ».

La ministre a aussi salué le Rapport mondial 2018 « Re-penser les politiques culturelles » en tant que publication innovante servant « d’outil d’orientation, de document de référence et d’outil de plaidoyer et de sensibilisation ». Cette publication phare de l’UNESCO s’appuie sur les rapports périodiques quadriennaux soumis par les pays qui ont ratifié la Convention de 2005, pour identifier les tendances et pratiques innovantes mondiales. Une équipe nationale multipartite, composée de membres du secteur public et de la société civile, a été présentée lors de l’événement comme principal responsable du premier rapport du Mali qui doit paraître en 2020. Il devrait inclure les dernières données et témoignages reflétant l’état actuel des ICC au Mali, l’état de la mise en œuvre des politiques culturelles, et des recommandations pour des actions futures. Désiré Ouédraogo, membre burkinabè de la Banque d’expertise de l’UNESCO, a également rejoint l’équipe afin de fournir une assistance technique, et accélérer ainsi la coopération Sud-Sud en matière de politique culturelle.

Ce projet, financé par le gouvernement de la Suède, représente le début d’un processus collaboratif de suivi et d’élaboration de politiques culturelles au Mali.

Documentos generales

Objetivo(s) de la Convención 2005 de la UNESCO