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Un guide des droits de l'homme pour les enfants

La célèbre romancière américaine Dorothy Canfield Fisher a récemment entrepris ce qu'elle appelle « une tâche d'une grave importance », celle de traduire la Déclaration Universelle des droits de l'homme dans un langage accessible à l'enfance. 

Son travail s'est concrétisé dans un livre de 160 pages largement illustré, dont le titre A Fair World for aIl (Un Monde juste pour tous) est en lui-même un excellent résumé de la Déclaration. Dorothy Canfield Fisher a commencé par étudier tous les documents officiels des Nations Unies concernant la Déclaration de 1948. Puis, pour ses jeunes lecteurs, elle a écrit ces lignes : « C'était comme si tous les délégués aux Nations Unies s'étaient levés pour crier à l'énorme foule des hommes partout dans le monde : « Chaque jour, quelle que soit la race à laquelle vous apparteniez, revendiquez votre part de liberté, une part égale pour tous. La couleur de votre peau n'a aucune importance... Femmes, vous aussi avez droit à la même part de liberté que n'importe quel adulte. »

Dorothy Canfield Fisher interpréte ainsi l'article 5 de la Déclaration (« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ») : Il est mauvais, il est cruel de faire souffrir autrui ou de lui faire croire qu'il n'est bon à rien. Tel est le principe moral qui justifie cet article. Mais il est une autre raison qui tombe sous le sens commun : les punitions ne rendent pas l'homme meilleur, ne l'incitent pas à bien faire, à se rendre plus utile à la société. C'est tout le contraire. Nous ne tirons pas plus des hommes et des femmes en leur infligeant une grande douleur qu'en les humiliant. Au contraire, nous en obtenons moins. »

L'article 17 : « toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriétes », est présenté de telle façon que tous les enfants s'y intéresseront. « A l'école, il y a des objets qui vous appartiennent en commun avec vos camarades : une balançoire, une cour de récréation. Si vous chassez un de vos camarades de la balançoire, si vous ne lui permettez pas de jouer au ballon dans la cour, vous lui enlevez quelque chose qui est autant sa propriété que son crayon, son livre, sa veste ou ses chaussures. » La préface du livre a été écrite par Eleanor Roosevelt.

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