Le Comité de la Convention de 2005 approuve le financement de six projets créatifs et adopte des Directives sur les technologies numériques

15 diciembre 2016

L’émergence d'un secteur culturel dynamique repose sur de fortes politiques culturelles pour le développement, le renforcement des capacités des entrepreneurs culturels et la création de nouveaux modèles économiques de l'industrie culturelle. L’avènement de l’ère numérique a fortement influencé la configuration des économies créatives d'aujourd'hui, stimulées par des industries culturelles et créatives innovantes.

Le Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a travaillé sur ces questions lors de sa dixième session, tenue au Siège de l’UNESCO du 12 au 15 décembre 2016. Parmi les points clés de la réunion, la sélection par le Comité de six projets qui étaient éligibles au Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) dans le cadre de la Convention de 2005 de l’UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Le FIDC promeut le développement durable et la réduction de la pauvreté en investissant dans des projets dans les pays en développement qui renforcent les politiques et les stratégies favorisant la diversité des expressions culturelles ou promeuvent les industries culturelles et créatives viables, telles que l’édition de livres, la musique et le cinéma aux niveaux local et régional.

Les projets de cette année sont les suivants: Cartographie et renforcement des capacités pour les industries culturelles à Bogotá (Colombie); Le cinéma comme moyen d'expression chez les jeunes et le développement de l'industrie cinématographique (Madagascar); Engagement des communautés défavorisées sur le marché international de la musique (Namibie); Promotion des start-ups dans les industries culturelles et créatives (Palestine); Voix d’ASU : Expressions culturelles émergentes de la jeunesse d’Asunción (Paraguay); et Ateliers régionaux de renforcement des capacités des artistes, promoteurs culturels et des administrations locales sur la mise en œuvre des politiques culturelles locales (Togo). Chacun recevra des fonds allant jusqu'à 100 000 dollars des États-Unis.

Une autre décision clé prise après plusieurs années de préparation et de riches débats a été l’adoption d'un projet de Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention dans l’environnement numérique. Ce document essentiel offre à toutes les parties prenantes des principes fondateurs placés au service de développements politiques, commerciaux, réglementaires et commerciaux dans l’environnement numérique qui favoriseront la diversité des expressions culturelles. Les Directives reconnaissent la nécessité d'une approche intégrée des questions numériques, du fait de la croissance rapide du marché et des pressions économiques ainsi que de la nécessité de combler la fracture numérique entre pays développés et pays moins développés concernant les flux de biens et services culturels, l’alphabétisation numérique et l'accès équitable à des contenus culturels locaux. Les enjeux de droit d'auteur, de piraterie en ligne et de rémunération équitable pour les artistes et les professionnels de la culture sont également abordés.

Au travers de ses discussions, le Comité a souligné l’importance de l’engagement de la société civile dans la mise en œuvre de la Convention, permettant à la société civile de faire entendre sa voix sur tous les points de l’ordre du jour. La réunion a également donné lieu à une première séance de travail entre les organisations de la société civile et les membres du Bureau du Comité intergouvernemental à la Convention de 2005, ainsi qu’à un panel de la société civile sur la créativité à l’ère du numérique.

Les décisions et les directrices opérationnelles peuvent être consultés ici